- Le transcodage consiste à réencoder à la volée la vidéo et/ou l’audio pour les adapter au client (codec, résolution, bitrate, sous‑titres, etc.).
- Un transcodage léger (par exemple 7.1 → AAC stéréo) reste raisonnable, mais dès que tu touches à la vidéo (Particulièrement 4K → 1080p/720p, changement de codec, HDR → SDR), la consommation de ressource explose.
- En 4K, le volume de données est énorme, donc le serveur doit encoder beaucoup de pixels en temps réel, ce qui entraîne buffering, délais au démarrage, voire lecture impossible si plusieurs flux transcoder en même temps.
- La qualité d’image se dégrade : artefacts, blocs, couleurs bizarres ou frames qui sautent, surtout si Plex doit compresser très fort pour suivre.
- La lecture directe (« Direct Play ») envoie le fichier tel quel au client, sans réencodage, ce qui minimise la charge CPU et réduit les risques de saccades.
- Tant que ton client sait lire le conteneur et les codecs, Plex se contente de servir le flux comme un simple serveur HTTP.
- En forçant la lecture directe, tu stabilises la qualité (pas de recompression) et tu peux exploiter pleinement le débit réel entre toi et le serveur, ce qui est critique en 4K.
- Plus tes fichiers sont « standards », plus différents appareils pourront les lire sans transcodage (TV, box, appli mobile, etc.).
Objectif : faire comprendre à Plex que, par défaut, il doit envoyer la qualité originale.
- Sur chaque client Plex, aller dans les Paramètres → Vidéo / Qualité → Qualité distante (Remote Quality) et choisir Qualité originale / Original Quality.
- Désactiver les profils « Automatique » qui réduisent d’eux‑mêmes le débit ou la résolution, car ils poussent Plex à transcoder même quand la connexion est bonne.
- Vérifier aussi les options de sous‑titres : certains formats (PGS, image‑based) obligent Plex à « brûler » les sous‑titres dans la vidéo et donc à transcoder.
- Sur les appareils qui ont des limites connues (Fire Stick, Chromecast, PS4, etc.), adapter la bibliothèque ou utiliser un client alternatif plus compatible pour éviter que Plex ne doive adapter le flux.
L’idée est d’encoder tes fichiers dans un profil très compatible avec la majorité des lecteurs, de préférence pour du 1080p, et de limiter l’usage de 4K « exotique ».
- Conteneur : mp4.
- Résolution : 1920x1080 ou moins pour maximiser la compatibilité (la plupart des appareils gèrent ça en direct sans broncher).
- Codec vidéo : H.264, niveau 4.0 ou inférieur, 8 bits, 30 fps.
- Codec audio : AAC stéréo (2.0).
- Bitrate : ≤ 20 Mb/s pour rester lisible même sur des appareils limités (Fire Stick, Wi‑Fi moyen, etc.).
Pour la 4K :
- Utiliser 4K surtout pour les appareils dont tu es sûr qu’ils supportent nativement le codec (H.265/HEVC ou H.264) et le profil utilisé.
- Éviter les combinaisons « 4K + TrueHD/DTS‑HD + PGS » sur des clients qui ne savent pas les décoder (ex. Apple TV 4K avec l’appli Plex), car cela déclenche transcodage vidéo et/ou audio.
- Identifier le ou les lecteurs principaux (TV, box, Apple TV, etc.) et adapter tes encodages à leurs capacités exactes, plutôt que d’empiler des formats exotiques.
- Mettre systématiquement tous les clients Plex en Qualité originale et vérifier, en lecture, que Plex affiche bien « Lecture directe » ou « Direct Play » dans les informations du flux.
- Limiter l’usage de formats ou options qui déclenchent souvent du transcodage : PGS, TrueHD/DTS‑HD sur clients non compatibles, 4K HDR très lourd sur des sticks ou consoles limitées.
- Pour les appareils problématiques, prévoir un profil d’encodage « safe » (1080p H.264 + AAC) que tu sais passer partout, même si tu conserves une version 4K pour les clients haut de gamme.